Plus de 3000 abonnés sur Instagram !

norbert engel sur instagram

Norbert Engel a dépassé les 3000 abonnés sur le réseaux social Instagram. Principalement dédié à l’image, ce réseau social est l’idéal pour un artiste peintre.

Ainsi, Norbert Engel partage quotidiennement de nouvelles créations avec ses abonnés.

N’hésitez pas à vous abonner en cliquant ici.

Norbert Engel sur Wikipedia

Norbert Engel possède désormais sa page dans la célèbre encyclopédie en ligne Wikipédia !

L’encyclopédie universelle et multilingue, créée par Jimmy Wales et Larry Sanger le 15 janvier 2001 offre une richesse de contenu mais demeure très sélective quant aux personnalités capables de pouvoir y figurer.

Pour consulter l’article, cliquez ici.

Norbert Engel dans le magazine C de L’art

Norbert Engel a fait l’objet d’un article dans le magazine “C de L’art” édité par la galerie d’art parisienne Sonia Monti. Vous y retrouverez notamment une courte biographie de l’artiste, une interview ainsi qu’une explication de l’oeuvre “Joie”.

Pour consulter cet article, cliquez ici.

Y A-T’IL UNE COULEUR PRÉFÉRÉE?

existe-t-il une couleur préférée

Il est très difficile à un peintre de répondre à la question: « Quelle est la couleur que vous préférez et quelle est la couleur que vous aimez le moins? »: comme l’écrivain a besoin de toutes les lettres, le peintre a besoin de toutes les couleurs et ne devrait en lâcher aucune.

Le choix d’une couleur ne se fait pas uniquement par goût personnel mais c’est souvent la nécessité qui fait loi.

Combien de fois est-ce un beige ou un caca d’oie qui deviennent la touche finale improbable pour faire régner une harmonie sur la toile?

Rarement c’est avec ce type de couleur que le peintre va commencer un tableau!

Je vais plutôt commencer par un beau rouge vermillon, un bleu de cobalt ou un jaune d’or, qui sont le choix du cœur.

Ça y est: je viens de lâcher, d’abandonner, de trahir certaines couleurs, les parents pauvres de la peinture mais dont le peintre a besoin par nécessité et vous m’obligez à avouer que ma couleur préférée est le rouge!

J’aurais aussi pu choisir le bleu ou le jaune, mais le rouge est malgré tout la star.

Et puis ils y a celles dont je ne suis pas très fier mais dont je suis bien content qu’elles existent, celles qui ont la prétention d’être des couleurs mais qui sont en fait des mélanges, du remplissage, du n’importe quoi: les beigasses, les saumonées.

Toutes ces couleurs qui, a force de vouloir se prendre pour de vraies couleurs, finissent par pêter plus haut que leur cul et j’en arrive au caca d’oie!

Pardonnez ma trivialité, mais j’aime parler cru; c’est peut être pour cela que je suis peintre: la peinture permet cette expression franche directe et massive, sans circonvolutions.

Donc pour me plier à l’exercice, je choisis définitivement le rouge comme couleur préférée et comme opposé, le beige.

Le beige qui est la pire des compromissions!

J’aurais pu choisir aussi une autre couleur hybride comme le saumoné que j’obtiens en mélangeant du rouge et du jaune à du blanc: cela fait déjà beaucoup de mélanges!

Mais pour faire du beige, je suis obligé d’abord de faire un premier mélange qui n’est pas en odeur de sainteté, passez moi l’expression, je veux parler du marron ( que je fais en associant les trois couleurs primaires rouge, bleu et jaune), à ce marron j’ajoute du jaune comme si j’avais envie de me faire pardonner quelque chose et de sortir de la fange.

On pourrait pointer le paradoxe que les partisans du régime nazi qui étaient par principe hostiles à toute forme de mélange et donc de métissage, se travestissaient néanmoins en brun et beige.

Revenons à ma couleur préférée le rouge.

J’aime beaucoup la manière dont Jean Robertet parle du rouge.

« Rouge ne doit des autres couleurs moindre » :

Il voulait certainement dire que le rouge ne doit rien aux autres couleurs ni à personne: on pourrait d’ailleurs dire la même chose des deux autres couleurs primaires que sont le bleu et le jaune.

« Soy repputer, car il montre victoire,

Pompe, orgueil, arrogant, vaine gloire,

Qui ne peult haut et bas ne veut descendre »:

C’est très vrai! le rouge est la couleur de la victoire de la vie sur la mort.

Je mets du rouge sur une toile blanche et j’allume le feu;

Ce sont les jours de gloire d’un Attila qui envahit les steppes

Le rouge est une destruction créative.

C’est une irruption volcanique, une rupture, tout ce que vous ajoutez après, c’est pour atténuer son effet.

Le rouge est grandiose, unique et il se suffit à lui même.

Les révolutionnaires ont pris le rouge comme emblème, les anarchistes le noir, je ne sais pas pourquoi, moi j’aurais conseillé le rouge, mais un rouge plus sombre.

Contraire de l’humilité, le rouge est l’arrogance et orgueil, le rouge ne veut descendre, ne peut descendre, il aspire toujours à monter.

La couleur de l’expansion.

Oui j’adore le rouge: couleur de tous les excès, couleur du désir, de la croissance, de la démesure.

Couleur du sang.

Le sang qui « abreuve nos sillons ». Qui abreuve le Tanné comme aurait dit Robertet.

Qui redonne vie à tout ce qui est résigné, soumis, à tout ce qui doute, au brun et au beige « qui douteux peuvent estre ».

La création pendant le confinement

creation-pendant-confinement

Création pendant le confinement.

Lion de tout, proche de l’essentiel.

Méditer.

Équilibre du thé vert.

Courir sur place sur le tapis du salon.

Bain de soleil sur le balcon.

Se perdre en dégustant un vin rouge opulent.

Spaghettis Bolognaise.

Créations numériques sur mon IPad.

Bain chaud dans la baignoire.

Se souvenir.

Parties d’échecs, de petites vies en miniature: naissance, lutte pour survivre, mort ou victoire.

Laisser fondre en bouche deux ou trois carrés de chocolat noir.

Faire des photos avec mon IPhone.

Allongé sur le tapis, écouter la musique de Max Richter.

Explosion iodée en bouche de mon whisky préféré.

Lecture.

Faire des photos-compositions sur mon IPad.

Musique sur Spotify.

Crayonner sur un carton.

Inspirer à fond, expirer à fond pendant cinq minutes.

Loin de mon atelier, inventer avec les moyens du bord,

Quelques tubes de gouache, quelques résidus de peinture acrylique.

Faire ce que je préfère: des taches.

Une série de créations que l’appelle Étants.

Ci-joint « Étant F ».

F comme….

Chacun mettra le mot qui lui parait juste.

Le confinement, une vie propice au jaillissement créatif.

HANTAÏ

« Les six toiles exposées, de la collection privée de la fondation Gandur, désormais partenaire du musée, représentent une partie de l’œuvre de l’artiste, entre 1951 et 1962. “On y voit bien l’évolution de la toile peinte jusqu’aux premiers pliages, qui deviendront l’expression majeure de Simon Hantaï”, décrit Sylvain Amic, le directeur de la Réunion des musées métropolitains. Après un bref passage auprès des surréalistes, en questionnement sur la place de l’abstrait dans le mouvement, Simon Hantaï développera effectivement ses propres recherches pour une peinture très gestuelle, puis de plus en plus à l’aveugle en utilisant les plis naturels de la toile. “Des jeunes peintres se sont ensuite référés à lui. Ils en parlaient comme de leur maître spirituel, comme Buren”, explique Daniel Hantaï, le fils de l’artiste, présent pour l’inauguration. »

 

À propos de Hantaï, je ne peux que vous recommander la lecture du chapitre de Daniel Sibony Psychanalyste: « Les entailles de l’autre-lumière » dans son livre FANTASMES D’ARTISTES dont je vous livre quelques extraits.

 

« Vous vous présentez dans la vie de façon nette et innocente, comme une grande toile blanche, et la rencontre de l’autre ou de l’évènement vous froisse… ensuite vous vous retrouvez aplati, non pas écrasé, mais plus ou moins mis à plat; puis vous êtes exposé à différentes lumières … qu’on vous passe dessus; enfin, au bout d’un certain temps, vous commencez à vous redresser, vous déplier, vous déployer, comme sous l’effet d’une résilience, d’un rappel à la vie; alors vous entrez dans le champ de Hantaï, vous êtes à l’image d’une de ses oeuvres. »

« S’affirmer dans sa brisure même est un des secrets de l’humain. La plupart s’affirment malgré elle, rarement par elle, d’autres ignorent qu’ils sont brisés, c’est le clivage. Ici, c’est une affirmation lumineuse non pas de soi mais d’un soi en dialogue avec son autre; l’autre, c’est le refoulé qui revient mais qui est blanc: son existence suffit, et surtout son retour, qui porte le reste et le rend plus éclatant. »

«  Il est clair qu’entre pliage et déploiement, c’est une vaste interaction, un entre-deux dynamique et subtil, plein de bavures aléatoires qui rappellent à la vie. Entre les blancs du refoulé qui revient et les formes colorées, le tiers qui s’impose, c’est l’oeuvre elle-même, la Toile. »

« Hantaï se compare à Rothko dans l’impulsion de la démarche: faire éclater la lumière d’être ou l’être de lumière, en beauté. »

« Revenons en au fantasme de Hantaï. Dans un film sur lui, il explique sa fascination d’enfant pour les tabliers de sa mère, pour leur métamorphose à mesure qu’on les lavait, qu’on les repassait. Et il cite cette parole de sa mère: « Quand c’est bien fait, le travail, on peut prendre le tablier, on se regarde dedans, on se voit comme dans un miroir. » Ainsi aurait-il donc plié-déplié, les « tenues » de sa mère? ses habits, ses habitudes ou ses plis? Voilà qui peut parler à des analystes. La blanc serait-il la partie cachée de la mère, sa nudité? qui revient en force porter l’essentiel dialogue avec la lumière? Cela nous rapproche un peu plus de ce qui serait son fantasme. Déjà le geste majeur de sa peinture _ plier la toile avant de la peindre_ signifie: passer à l’acte l’existence du refoulé…..C’est une façon de respecter l’existence de l’interdit: il s’interdit de voir des parties de la toile, des parties qui sont cachées, puis soudain révélées, quand le peintre, passant sous la toile comme sous une tente, ou comme un enfant sous la jupe d’une mère cosmique, en ressort pour voir mieux, avec nous, l’émerveillement du refoulé qui se même au visible. Ce blanc qui revient structurer tout l’ensemble, nous l’avons perçu comme la nudité de la mère. Difficile de ne pas penser à Oedipe qui s’aveugle lui-même de l’avoir vu et même d’en avoir joui, de ces parties cachées de la mère. L’artiste, lui, prenant appui sur sur la richesse de la lumière s’attaque vaillamment au « tas plié » pour sortir vainqueur de l’épreuve. »

Bilan Art Shopping

bilan art shopping

Du 18 au 20 octobre 2019, j’ai eu l’occasion de participer pour la première fois à l’exposition Art Shopping au Carrousel du Louvre. Cette rencontre dédiée à l’art numérique fut une expérience enrichissante à plus d’un titre.

A l’origine, cette exposition était un “test” pour mon travail en numérique. J’ai eu beaucoup de visites et de retours positifs, en particuliers de professionnels: “votre peinture se détache tellement de l’ensemble à cause de sa touche très personnelle”, “votre peinture est dans son époque et très moderne”, “c’est une peinture moderne et Pop”, “vous allez à l’essentiel par votre minimalisme”, “les couleurs sont magnifiques”.

L’exposition m’a également permis d’être repéré par trois galeries: une galerie milanaise, une autre galerie qui a souhaité exposer l’un de mes “nu-paysage” au Spectrum à Miami et enfin, une galerie parisienne que je rencontrerai début novembre !

Ce fut également l’occasion pour moi de faire de nouvelles rencontres et nouer des liens d’amitié avec d’autres peintres. Il y avait une très grande solidarité entre nous, en particulier pendant les moments un peu sportifs de l’accrochage et décrochage.

Trois œuvres ont été vendues: deux petits formats (“Cendrillon” et “Honey Moon”) et un très grand format (“Atteins à l’apogée du vide 1″).

Pour conclure, j’ai pu constater que l’art numérique plaît. Et que mon style PopArt qui est venu avec l’utilisation de l’IPad plaît également. Je vous donne donc rendez-vous l’année prochaine car la réservation a d’ores et déjà été faite mais cette fois-ci avec un stand plus grand!

Un “Nu-paysage” exposé à Miami

nu paysage

J’ai l’immense plaisir de vous annoncer que le “Nu-paysage” qui figure ci-dessous a été repéré par un curateur d’art lors de l’exposition Art Shopping au Carrousel du Louvre et sera exposé au Spectrum à Miami, une grande exposition d’art contemporain qui se tiendra du 4 au 8 décembre. A l’heure où je vous parle, l’œuvre est déjà sur le bateau en direction des USA 🙂

Je serai au Art3F de Bruxelles

ART3F

J’ai le plaisir de vous annoncer que je serai présent au Salon International d’art contemporain qui se déroulera à Bruxelles du 15 au 17 novembre prochain au Heysel Palais 1. J’y exposerai par le biais de la galerie madrilène VAN GOGH Art Gallery qui a sélectionné 3 de mes peintures acryliques :
– La pie sur le saule
– Carré Rouge et Blanc
– Fenêtre sur coeur

Interview de Norbert Engel (partie 4)

Parallèlement à tes œuvres selon un procédé usuel (tableaux sur toiles) tu t’es lancé dans la peinture par un moyen informatique

En peinture l’évolution du peintre correspond-elle à l’évolution des attentes du public ?

Pourquoi cette direction nouvelle ?

Est ce que la sensualité du pinceau de la peinture qui s’étale, ne te manque pas dans cette manière de travailler la couleur ?

Ces deux dernières questions me donnent l’occasion de répondre à la question « comment peindre? »

acrylique ou numérique?

Lors de ma visite de l’exposition à Beaubourg du peintre David Hockney en 2017 j’ai découvert la peinture sur IPad et j’ai eu envie de tester ses potentialités.

Il faut une période d’adaptation à l’outil, en particulier faire le deuil des sensations classiques de la peinture sur la toile qui n’existent plus.

Il y a aussi les fameuses taches qui ne tombent plus du ciel.

On n’a plus cette sensation d’espace à conquérir et d’appel face à une toile blanche.

En revanche la technique numérique apporte d’abord la possibilité d’avoir une palette de couleurs absolument illimitée avec mêmes des couleurs très vives.

De plus la possibilité de transposer directement toutes les couleurs naturelles existantes est un avantage extraordinaire, car le peintre classique ou bien se contente de couleurs pures et dans ce cas a une palette forcément limitée ou est obligé de faire des mélanges de teintes en fonction de règles précises.

Avec le digital on peut explorer des images qui existent au travers de fichiers numériques.

On peut faire des photomontages. Par exemple je vais faire une oeuvre numérique dont le titre sera « le fantôme de l’artiste ». J’y représenterai symboliquement l’artiste qui investit totalement son oeuvre. Pour ce faire je photographie le tapis de sol sur lequel ont été peintes un certain nombre de toiles. Sur ce tapis jonché de taches de peintures, vestiges de nombreux travaux de peinture, est posée une paire de chaussure du peintre.

Cette photo agrandie en grand format 130 *162 est collée sur un matériau dur et rigide comme l’aluminium ou sur une toile montée sur châssis et cette dernière, quand c’est bien fait, peut tromper l’ennemi comme on dit 🙂

Voilà entre autres le genre d’amusement et de fantaisies créatrices que permet le numérique.

Autre avantage pour l’amateur, c’est la possibilité d’acquérir l’oeuvre dans le format qu’il désire: S,M,L ou XL.

On peut travailler en édition limitée à 8 exemplaires, ce qui fait baisser le prix d’acquisition.

Si je me trouve en dehors de l’atelier par exemple, ou en voyage par exemple l’IPad est parfait, car il permet d’emporter avec soi toutes les couleurs du monde, bien plus que dans la plus riche des palette de peintre classique.

Les mains restent toujours propres, c’est un avantage non négligeable 🙂

Au niveau de la « Faktura » comme disaient les anciens, certains pourraient regretter l’absence de texture de la représentation.

En fait je vais tester lors de ma prochaine exposition Art Shopping au Carrousel du Louvre le mois prochain les réactions du public. Ce sera une première!

Mais en aucun cas j’abandonnerais la toile pour l’IPad  et inversement.

Désormais, de la toile à l’IPad et de l’ipad à la toile, je suis, je peins.